Développement économique, maintien et transmission de savoir-faire
Le secteur du tourisme gourmand, en réunissant acteurs du vin, de la restauration, et de l’accueil touristique, génère des retombées économiques majeures. En 2022, la Vallée du Rhône a accueilli plus de 2,2 millions d’œnotouristes, générant un chiffre d’affaires estimé à 125 millions d’euros pour les producteurs de la région (source : Vins Rhône Tourisme). Ce flux touristique permet non seulement d’assurer la rentabilité de nombreux domaines, mais aussi de recruter et de former de nouveaux acteurs (guides, sommeliers, chefs, hôteliers) à la culture locale.
- 23 % des visiteurs sont étrangers, principalement britanniques, allemands et américains, friands de découverte culturelle autant que d’expériences gustatives.
- 1 séjour sur 3 inclut la visite d’un site patrimonial, confirmant la complémentarité gastronomie/histoire locale.
Aussi, le tourisme gourmand incite les vignerons à valoriser les cépages autochtones et à préserver les pratiques ancestrales : macération carbonique du Beaujolais, vinification traditionnelle en cuves béton pour certaines appellations, ou usage de fûts de chêne local.
Un levier de conservation et de rénovation du bâti
Pour recevoir les visiteurs, les domaines investissent dans la restauration de caves séculaires, de mas ou de bâtiments agricoles. D’après une enquête menée en 2021 par Inter Rhône, 57 % des établissements ayant développé une offre œnotouristique ont engagé des travaux de rénovation sur les cinq dernières années, assurant ainsi la préservation d’un patrimoine bâti qui sinon, serait menacé.